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16.11.2006
Il était une fois où nous vivions sereinement… sans GSM
Je regrette ces journées paisibles que nous vivions sans GSM. Beaucoup de belles choses ont perdu leur charme avec l’arrivée de cet intrus dans nos vies.
Avant, pour que nos petits copains puissent nous appeler, il fallait qu’ils souffrent pour avoir nos numéros et nous ne faisions désirer car donner SON numéro de téléphone c’était quelque chose. Il fallait que les pauvres s’inventent des prénoms féminins, qu’ils appellent à des heures fixes, qu’ils louent les services d’une sœur, cousine, amie, ou simple fille de passage à la téléboutique, pour qu’elle parle la première au cas où c’est le papa ou la maman qui décroche le premier.
Avant le GSM, les hommes ne pouvaient pas t’envoyer un SMS à 20 :59 pour annuler le rendez vous de 21 :00 ! Ils faisaient plus d’efforts pour respecter leurs engagements. Certes on nous posait plus de lapins que maintenant mais au moins, ça nous permettait de sélectionner les « sérieux, attentionnés » de ceux qui ne le sont pas. Et ça du premier rendez vous.
Avant cette malheureuse invention, on ne se faisait pas happer la main soudainement au détour d’une rue par un voleur de GSM qui par la même occasion fracture le poignet ou casse les lunettes.
Les voleurs n’attaquaient pas systématiquement une proie seule dans une rue déserte. Maintenant ils le font, ils savent qu’au mois elle a sur elle un GSM.
Avant, quitter son bureau c'était vraiment « le quitter ». Le boss ne pouvait plus appeler pour demander de revenir traiter un dossier urgent, alors que la porte de la bodéga avait déjà été franchie, il ne pouvait plus importuner en pleines vacances pour traiter des dossiers brulants, ni, appeler juste pour le plaisir de transférer sa colère et déstresser sur son Putching Ball préféré.
Quand on allait au cinéma avant, au restau, au café ou même dans une salle de réunion, on ne risquait pas de supporter un voisin qui parle très haut à son interlocuteur à l’autre bout du fil, comme si la terre allait s'arrêter de tourner s’il avait tout simplement ignoré l’appel.
Avant, la surprise était vraiment UNE quand une personne qu’on aime nous appelait.
Avant le GSM, on se réconciliait plus vite, car lorsqu’on dérochait le téléphone on ne savait pas qui appelle, et on donnait ainsi la chance à l’autre personne de s’excuser et parler.
Avant, on pouvait ignorer un appel sans blesser forcément quelqu’un, les fixes de l’époque n’enregistrant rien. Maintenant même en éteignant son GSM, l’opérateur te dresse une liste des appels manqués. Ignorer ou même oublier un appel peut alors conduire à de vrais clashs et ruiner des amitiés ou des relations de longue durée.
Moi j’aimais bien cette époque d'«avant»!
J’ai décidé de me créer des journées « SANS GSM » en oubliant parfois, exprès, mon téléphone à la maison ou dans la voiture, pendant toute une journée voire même plus.
La vie est tellement plus sereine, essayez, vous verrez.
20:00 Publié dans Un souvernir... une idée.. un message | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note